lundi 5 février 2007

Une pincée de megalomanie

Il faut une première fois à tout … Et aujourd’hui c’est mon premier médicament. Du Lysanxia, un anxiolytique à base de Prazépam. Je n’ai pas la moindre idée de ce que ça peut bien être. Je m’en fous. On me dit que quand j’angoisse, quand j’ai l’impression que le monde entier est entrain de se resserrer sur moi, je n’ai qu’à avaler un à un demi comprimé, et paf, en « moins de dix minutes », tout va bien. C’est un putain de miracle que des choses pareilles existent. Je veux d’autres médicaments ! Une pilule pour m’endormir, une pilule pour être heureux, une pilule pour arrêter de penser, une pilule pour fermer les yeux, et hop, je serai chimiquement normal.

Ah et puis, il y a les effets secondaires :

- Troubles de mémoire (trous de mémoire) ;

- Troubles du comportement, modifications de la conscience, instabilité, agressivité, agitation ;

- Dépendance physique et psychique, même à doses thérapeutiques avec syndrome de sevrage ou de rebond à l’arrêt du traitement ;

- Sensations d’ivresse, maux de tête, difficulté à coordonner certains mouvements ;

- Confusion, baisse de vigilance voire somnolence, insomnie, cauchemars, tension ;

- Modifications de la libido ;

- Eruptions, cutanées, avec ou sans démangeaisons ;

- Faiblesse musculaire, fatigue ;

- Vision double ;

- Insomnie, cauchemars, agitation, nervosité, euphorie ou irritabilité, tension, modifications de la conscience, voire des comportements potentiellement dangereux (agressivité envers soi même ou son entourage, ainsi que des troubles du comportement et des actes automatiques)

Et en cas de sevrage :

- Anxiété importante, insomnie, douleurs musculaires ;

- Agitation, irritabilité, maux de tête, engourdissement ou picotement des extrémités, sensibilité anormale au bruit, à la lumière ou aux contacts physiques ;

- Troubles de mémoire, altérations des fonctions psychomotrices.

C’est parfait. Parce que voyez vous, ce truc me permet de me conforter –voire de m’enfoncer- dans ma petite souffrance post adolescente… Et je ne veux pas être heureux. Je veux passer encore des nuits et des nuits à pleurer sous la pluie, à sentir des vérités me vriller l’âme. Je veux que ma peau se détache. Je veux vomir du sang. Avoir BESOIN d’alcool. Chopper des infections sexuellement transmissibles répugnantes. Vivre dans mes déchets. Et puis sortir de mon trou à rat et resplendir comme un joyau tiré de la boue, dans le sang et la sueur.

Oui, c’est une sorte de déclaration de guerre contre l’existence dans son ensemble. Mais c’est ça, ou être médiocre. Et je ne suis pas né pour être médiocre. Je suis né pour baiser Marilyn Monroe.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

bon primo jai un peu l'impression d'etre la seule à aller sur ton blog...mais bon tout le monde ne peut aps avoir une vie palpitante...
secondo: BRAVO SAM je suis fiere de toi, tu vois que tu peux faire des choix élevés niveau pinage, alors pourquoi donc se résigner dans la pratique à ne vouloir piner que des meuf-anti-class?? mets donc la théorie en pratique.