jeudi 22 mars 2007

Juste pour dire que ...

Je m’ennuyai, alors j’ai jeté un œil aux statistiques de la page que vous avez sous les yeux. En février, 184 personnes seraient venues y lire mes histoires de frustration, de Lysanxia et –surtout- de lose. Merde. Je ne connais pas 184 personnes, même en comptant les gens sur qui j’ai juste vomi une fois en soirée. Une seule conclusion s’impose donc naturellement : j’avais raison. Je suis traqué, vous êtes tous contre moi : du dentiste qui me demande de le voir régulièrement pour m’enfoncer des implants GPS dans les gencives au voisin dont le sourire forcé ne cache qu’avec peine son intérêt pour le vol de mes organes en passant par les patrons de cafés qui mettent des inhibiteurs de personnalité dans mon carburant, l’air de rien. Je le savais. J’estime à environ 83% la part d’agents du gouvernement parmi ces visiteurs, et peut être même y avait il parmi eux deux ou trois mutants télékinésistes… Ca expliquerai les maux de tête.

Que je sois la cible d’un complot d’envergure internationale ne changera pourtant en rien ma détermination. J’ai une mission sur cette terre, une mission que seule la mort pourrait m’empêcher d’accomplir : déblatérer des inepties cryptiques sur un quotidien que le dernier des éleveurs de fourmis kazakh ne jugerai même pas anecdotique. Quel poids sur mes épaules. Peut être qu’une fois que je serai entré dans une frénésie meurtrière et que j’aurai emporté avec moi dans la tombe une foule d’innocents, ces mots seront la dernière trace de la chute d’un jeune homme pourtant sympathique dans la démence, un autre témoignage de la folie de ce siècle. Et peut être que je me touche trop la bite

Au temps pour la remise en question à laquelle je me serai livré si j’avais eu une once de bon goût. Mais bon, ma psy est en vacances, et c’est un excellent prétexte pour faire n’importe quoi… Ce que je fais à merveille depuis que j’ai eu la brillante idée d’avoir une conscience.

mercredi 21 mars 2007

Paris Orly

On se réveille, on se bouge, on bosse, on s’amuse. Un grand verre de jus d’orange pour l’un, une clope pour l’autre, puis l’un révise ses examens pendant que l’autre empile des briques. Peu importe : à la fin de la journée, tout le monde éteint la lumière, et à ce moment là, tout ce qu’on a pu faire ou être n’a plus la moindre importance. L’un comme l’autre est seul dans l’obscurité, et même si il fait chaud et que le lit est confortable, on est foutrement seuls une fois que le tumulte d’une journée routinière –ou moins routinière- s’est tu. Qui n’a jamais pleuré dans ces moments là ? Qui n’a jamais maudit le ciel ?

On me demande de travailler, de m’assumer, de me prendre en main. Mais si dans une vie comme dans l’autre on finit par fondre en larmes de désespoir, quel intérêt ? Je pourrai être le dernier des derniers, je n’en serai pas moins avancé. Voila ou j’en étais, jusqu’à ma rencontre avec un ange. Bon, c’était un ange moderne : algérien-belge-européen, veste en cuir, café-clope. Mais son air trop paisible pour l’un des nôtres a grillé sa couverture. Hassen (c’est son nom) n’a eu que quelques mots à dire pour me rappeler que l’équation n’était pas aussi simple :

« Vous êtes deux, vous êtes jeunes, vous êtes là pour vous épauler l’un l’autre. Tenez, allez vous prendre un café ».

Le temps de s’exécuter, et il s’était envolé. Mais son regard et ses mots, eux, se sont tranquillement glissés jusqu’au cœur de mes os. Voila, je vais maintenant aller éteindre la lumière en me souvenant qu’au même moment, mon binôme est un peu plus bas dans la vallée. Et c’est le sourire aux lèvres que je vais m’endormir.

samedi 10 mars 2007

L'Afrique

Depuis quand n'as tu plus rendu compte de ta vie de sex symbol agnessois? Ton public t'attend, nous avons tous des bugs psychologiques, nos rêves rament et nos bases de données manquent cruellement de ressources....
Quand vas-tu te décider à poster ce ".doc" lâchement abandonné sur ton bureau?
Nous t'attendons. Jouis cette fois de ne pas nous attendre, mais finis toi! Et reviens...
Un grand voyage se prépare d'ailleurs...

Amicalement.