Le printemps reviens. Je quitte mes 6 mois de prostration dépressive pour entrer dans un nouveau cycle de bonne humeur, youpi. Il paraît qu'en grandissant on ne perçoit plus le temps comme une série d'évènements, mais de périodes. C'est peut-être un peu vrai : les visages, les situations, les sentiments ressemblent parfois à un écho du passé, les constantes se dévoilent à force de répétition. On avance, pourtant, et il y aura une dernière fois pour tout. Enfin.
Certaines choses changent. En revoyant ces pages noires et vertes, je suis un peu embarassé. Adolescence, post-adolescence, tartinées avec maladresse en un long et fastidieux cri du coeur. En fin de compte, les paroles de Somewhere I belong de Linkin Park suffiraient à résumer tout ce que j'ai eu à dire, et c'est un tantinet pathétique.
J'ai envie de tourner la page. De laisser derrière moi cette complainte passive et de passer à autre chose. J'ai envie d'écrire, pour de vrai. Quelque-chose de construit et de neuf.
L'année commence au printemps si vous voulez mon avis. Les saisons froides sont trop chargées d'agonie : c'est dans ces nuits froides et ce crachin mou, dans le soleil qui s'éteint avant le dîner et les fenêtres fermées à un mode froid. Le printemps sent le neuf, les bourgeons, les fleurs, et les orages tièdes. C'est le bon moment.
Alors sur ce quarante-neuvième message, Tchernogrill s'achève et laisse la place à un peu de fraîcheur et de nouvelles circonvolutions. Promis, j'en laisserai un cinquantième quand elles se finiront à leur tour.
Merci à mes 10 lecteurs de m'avoir prêté attention, à ceux qui ont été ou sont encore mes amis d'avoir fait de la souffrance une prétention. Et puis merde, merci aussi à ceux qui en font une réalité : sans vous, on s'ennuierait.
jeudi 9 avril 2009
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