Salut, Internet. Je t’aime bien toi. On peut passer des mois à te snober puis se remettre, du jour au lendemain, à te raconter nos pensées les plus profondes ou les plus futiles sans que tu nous en tiennes rigueur. J’ai connu des amis moins tolérants. Et en plus, ils ne fournissaient pas le porno. Bon, allez, je crache le morceau : je t’ai privé de mes élucubrations sordides parce qu’elles auraient trop dit de quelqu’un qui n’aurait pas aimé être le sujet de leur cynisme débridé. Ou quelque chose comme ça. Et puis j’étais occupé à la vivre, ma vie, un peu trop pour m’amuser à y chercher quotidiennement l’absurde qui constitue l’essentiel de mon propos. Allez, prend ça comme une excuse et prépare toi à me subir un peu plus…
Etant un peu trop fatigué (euphémisme. Je veux en fait dire : « complètement éclaté, à peine lucide et au bord du split brain ») pour en raconter davantage ce soir, je te propose de découvrir EN AVANT PREMIÈRE MONDIALE le contenu d’un .doc qui moisissait dans un dossier oublié de Dieu lui-même. Je l’ai choisi parce qu’il témoigne du niveau d’inintelligibilité que je peux atteindre pour peu que la fumée qui fait rire ait secoué suffisamment de mes neurones :
« Il y a une part de nous qui est le témoin hilare de nos petites humiliations quotidiennes. Cette autre moi qui nous fait nous dire à voix basse « mais quel con ! », cet esprit désinhibé et lucide au-delà des brumes de nos impressions artificielles. Est il incarné par une sorte de conscience à la fois partie et indépendante de nos êtres, ou n’est il que l’éclat fantasmagorique d’une facette finalement anecdotique de ces même êtres qui ne sont, au mépris de tout mysticisme complaisant, que complexes ? »
Voila ce qui arrive quand on laisse un pauvre type carrément défoncé s’amuser seul à placer le plus possible de mots pédants dans une phrase. Voila ce qui arrive, quand des parents négligent leur devoir fondamental : battre leur gosse s’il manifeste une quelconque forme d’intérêt pour la langue française ou n’importe lequel de ses cours. Je te laisse y méditer.
A bientôt, donc.
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire